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4 - 1945 - 1990 "Ma Bataille |
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Mais sa mission va
continuer sous d'autres formes.
1944 Pendant les années qui ont suivi la guerre, le père Marie-Benoît se donne beaucoup à la recherche des juifs dispersés, et à l'amitié judéo-chrétienne, qui lui était si chère
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et en même temps si naturelle, comme en témoigne cette conférence annoncée dans la revue " Luce Mosaïca ". Les petits carnets noirs gardent la trace de toutes les lettres écrites aux amis de la guerre. Ses jeunes élèves du collège international ne se doutaient de rien. Sa vie de prêtre était totalement donnée à sa mission de professeur |
et de père spirituel. Un télégramme de 1946 témoigne du développement du mouvement Schedario et Opera Pax qui va jusqu'à intéresser Madame Roosevelt à son action en faveur des enfants, et en faveur des recherches de familles dispersées.
| ."SHEDARIO ET OPERA PAX PROGRESSENT DE JOUR EN JOUR - STOP - RECU CABLE MADAME ROOSEVELT ACCORD POUR SECTION ENFANTS DEDIEE SOUVENIR PRESIDENT ROOSEVELT - STOP - DELEGUE CROIX ROUGE HONGROISE VENU SPECIALEMENT DE VIENNE PRENDRE ACCORDS STOP SUCCES ECLATANTS RECHERCHE DE JUIFS STOP... etc.. | ![]() |
. - Le Père Marie-Benoît témoigne maintes et maintes fois pour des familles qu'il avait secourues pendant la guerre et qui avaient tout perdu. Une note manuscrite de sa part nous dit : " un fichier qui ne put continuer pour des motifs de caractère politique et être supprimé" Il fallait grâce à ces témoignages, obtenir secours et pensions pour ces gens qui devaient refaire leur vie. Le 16 Avril 1946 il est décoré Chevalier de la Légion d'Honneur par Jacques Maritain.
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Ce ne fut par le seul hommage qui lui fut rendu pour son action en Italie, à Rome en particulier, 1947 il est décoré de la médaille d'or de la reconnaissance des Juifs d'Italie.
. . . . En le décorant de la Médaille d'Or de la Reconnaissance, le Président de la République Italienne, s'adresse à tous les présents: " "Ce que le Père Marie-Benoît a fait, fut en vérité remarquable et sans égal, le travail de sauvetage qu'il a réalisé. À nous il s'impose comme un exemple, car il a accompli sa tache avec un courage sans faille et une volonté farouche, au point de risquer sa vie bien souvent, afin de venir en aide à ceux qui avaient besoin d'un ami. Ce qu'il a réalisé est digne d'un souvenir immortel et de reconnaissance éternelle".
...et le 10 septembre 1946, son permis de séjour est renouvelé, mais il doit encore indiquer sa race..! Ces divers engagements ne l'empèchent pas de se donner entièrement à sa tâche de Professeur de Théologie biblique, qu'il n'avait pas cessé d'exercer. Quelques temps plus tard, sur une initiative Américaine il est désigné, avec le P.Callixte Lopinot pour représenter l'Église de Rome à la Conférence de Seelisberg.
1947- - La Conférence de Seelisberg Le fait que le P.Marie Benoit ait été choisi pour représenter l'Église de Rome à la Conférence de Seelisberg, est là pour confirmer son rôle dans l'attitude nouvelle de lÉglise envers le peuple juif, elle trouvera son expression officielle dans la Déclaration Nostra Aetate § 4 Concile Vatican II.
En effet on ne saurait sous-estimer limpact des travaux de cette Conférence sur ce changement d'attitude..!.
"La Commission des Églises était composée, comme c'était naturel, uniquement de chrétiens, écrit le P. Démann. Nous étions, bien sûr, en relations constantes (et très cordiales) avec les principaux membres juifs de la Conférence, notamment avec Jules Isaac. Je le tenais au courant de nos travaux et discussions, et lui, à son tour, par déférence, tenait au courant le Grand Rabbin Kaplan.
3° Les propositions de Jules Isaac, qui étaient, en fait, les conclusions de son "Jésus et Israël" , déjà terminé mais pas encore paru, s'imposaient évidemment comme point de départ des discussions de la Commission des Églises. Les points les plus délicats de ces débats tenaient moins aux relations entre juifs et chrétiens qu'à la difficulté, pour les catholiques, de trouver des formulations acceptables pour Rome (à l'époque... !) et, pour les protestants, de trouver des formules acceptables pour tous entre eux.http://www.droitshumains.org/txtref/2007/10points.htm
4° La Commission des Églises était effectivement présidée par le Père Callixte Lopinot, un des deux capucins français qui s'étaient illustrés à Rome, pendant la guerre, dans l'aide aux juifs persécutés. Le P. Marie-Benoît Péteul, est rentré plus tard en France...( www.convertissez-vous.com/f/index.php?sujet_id-814 ) - Son confrère le P.Calixte avait 20 ans de plus que lui. Avant de le rejoindre à Rome, il avait été le 1er Préfet Apostolique du Diocèse d'Ambanja (Madagascar), il avait un tempèrament quelque peu impulsif. De 1941 à 1943, il avait été envoyé par le Vatican, comme aumonier du "Campo di Frerromonati di TARSIA",www.pixemeit/pixshoah/lager/ferramonti01.htm (équivalant italien du Camp des 1000 . Haïm Korsia dit de lui ..ecclésiastique romain qui recommanda pendant la guerre aux supérieurs des églises et couvents d'Italie d'accepter de cacher et de sauver les juifs chassés par les Allemands" (Ëtre Juif et Français , Jacob Kaplan, le rabbin de la République - Privé - Éditeur. page 190). Dans la suite du même chapitre: "Jacob Kaplan inspirateur de l'amitié" il détaille assez largement les dix points de Seelisberg "I
__________Photo : Boisseaux-Chical - dans "La Vie" - 2 -8 Octobre 1997 -________60 ans plus tard, à DRANCY, une solennelle "déclaration de repentance" a été lue par Mgr Olivier de Berranger, évèque de Saint Denis. Les évèques français y demandent pardon aux Juifs pour l'attitude de l' Église catholique pendant l'occupation et, au-delà, pour des siècles d'anti-judaïsme. Le nom de Jacques Maritain est évoqué, comme lun de ses artisants. Le Père Marie-Benoît n'était plus là, pour ce jour de fête, qu'il célébra pour sa part, avec tant d'amis et de frères retrouvés..!
et le 60 me anniversaire: http://www.droitshumains.org/txtref/2007/dialogue01.htm
1953, il faut quitter Rome pour le Sud de l'Italie où il est envoyé comme professeur au séminaire Capucin de Campobasso. Il y restera jusqu'en 1956.

Tout en enseignant la théologie, et en continuant son aide aux juifs dispersés, il est aumônier d'un orphelinat d'enfants juifs, qu'il affectionne beaucoup, et qui le lui rendent bien.
Et pourquoi ne pas vous montrer ces trés beaux dessins . . . qui expriment d'une manière charmante tout l'attachement que ses étudiants ont pour lui, et pour la richesse de son enseignements, et non moins charmantes sont les religieuses de l'orphelinat et leur petit troupeau chantant en cur " Padre Benedetto ! , Padre Benedetto ! " |
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Retour en France
En 1956, il faut quitter l'Italie et retourner en France, en effet, s'il n'est plus nécessaire au Collège International, sa Province d'origine le réclame pour enseigner la théologie au couvent d'étude de Tours. Mais au moment où il quitte Rome, Pie XII tient à rendre hommage à son action en faveur des Juifs et de tous ceux qu'il a contribué à sauver par son courage. |
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***** Le voyage en Terre Sainte *****
"C'était vers 1957, 1958 raconte le grand Rabin de Rome Elio Toaff. Revenant de France, il (P. Benedetto) vint me saluer. Durant la conversation, je crus comprendre qu'il avait un grand désir de visiter la Terre Sainte. Alors, simplement, sans phrase, je lui fis une demande : Mais, Père Benedetto, vous n'avez jamais été en Terre Sainte ? Oh non, si c'était possible !. Je repris : tous y vont. Il dit : mais moi, je suis pauvre ; je ne peux me le permettre. Je me contente de revoir la Terre Sainte dans les Ecriture et la prière . Alors je ne lui dis rien. ... |
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| ". . J'en
parlai à divers amis et immédiatement ils dirent : le
P. Benedetto ira en Palestine. En peu de jours ils
trouvèrent le billet aller et retour en avion, après
lui avoir préparé chez des amis en Palestine un accueil
comme le méritait le P. Benedetto. Il m'écrivit de
là-bas enthousiaste, et ensuite, à son retour, il me
dit qu'il n'aurait jamais imaginé de retrouver là-bas
tant d'amis qui se souvenaient de lui et l'aimaient. Pour
nous cela a été l'unique manière de démontrer à lui
si effacé un peu de notre reconnaissance et de notre
amitié. (Extrait
du livre : " Il Clero Romano durante la resistenza
" Elio Venier Roma 1972)
" Me voici donc à Marseille, sur le Teodora Herzi, avec un passeport : visa pour Israël . Entrée le 24 VII 1958. Sortie le VIII 195. Dans cette ambiance israélienne, j'étais le seul frère, et prêtre catholique. Au début je fus regardé avec un peu de curiosité, mais on sut bientôt qui était le frère Benedetto, l'ami des juifs. Et le calme de la mer aidant, nous avons passé de longues heures en plaisantes conversations . L'émotion de mettre le pied sur la Terre Sainte fut grande. Je fus salué par mes amis, je ne les avais pas vus depuis 15 ans. C'était une femme dont le mari avait été déporté et que j'avais aidée en France puis à Rome. Les journaux avaient annoncé ma venue en Israël de telle sorte que les voisins vinrent me saluer et il se créa tout de suite une atmosphère de réelle sympathie Le style de vie simple, austère et travailleur des Kibbuzim m'a fait une forte impression. |
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Il suffit d'approcher ces hommes de grand idéal pour se sentir invité à devenir meilleur. Il est bien vrai, comme dit Fleg, qu'Erez Israël est la terre ou Dieu habite . Le fait que des hommes d'origines si diverses parlent correctement hébreux m'a fait réfléchir . |
A
Haïfa, je fus invité à une fête d'une colonie de
vacances. On m'a dit que pour la première fois, on avait
mis ensemble des enfants juifs et arabes, et que le
résultat avait été bon. J'ai eu de nombreux contacts
avec le ministère des cultes, et j'ai pu constater les
bonnes dispositions envers toutes les religions... J'ai
lu plusieurs fois qu'en Israël la majorité des gens
était athée et matérialiste. Mon impression est
différente. Sans aucun doute Israël a du se préoccuper
de vivre, se défendre, mais son élan vital est
couronné par l'esprit religieux sans lequel Israël ne
serait plus le peuple de Dieu et serait infidèle à sa
vocation
. |
Il revient de Terre Sainte pour continuer denseigner la la théologie au Couvent de Tours. Cest là quil recevra, non sans surprise une lettre de ses supérieurs de Rome linvitant à justifier son attitude en présence daccu- sations ou du moins dinsinuations particulièrement graves :.

Les sous-entendus accusateurs d'un Mgr. Hudal, personnalité autrichienne du Vatican provoqueront le Père à sortir de discrétion habituelle pour révéler à ses supérieurs et à ses frères, que loin de l'accuser l'Améririque n'a pas oublié les services rendus aux Juifs.
Nous ne savons rien de la réaction du Père au reçu de cette lettre. . ? surprise, indigation, souffrance. ! .? Nous ne connaissons que sa réponse :
" Cher Père François Solano, J'ai
lu le texte de Mgr. Hudal que vous m'envoyez. Je pense
qu'il pourra sans peine se défendre d'accusations en
somme bien vagues. On
aura sans doute interrogé le Père Callixte au sujet de
cette affaire, car il a eu de son côté une activité
importante. De plus comme il s'agit de choses allemandes,
il faut penser aussi à interroger nos confrères de
langue allemande qui étaient alors à Rome et pouvaient
fréquenter Mgr. Hudal, car il y Voilà ce que je puis dire pour le moment et je ne vois pas qu'il y ait rien à ajouter, tant que les accusateurs n'auront pas donné des noms et des faits précis. Bien
fraternellement vôtre . |
En Note , il précise :..
| "Je
conserve un carnet qui va de 1947 à 1953, dans lequel je
notais les personnes que je recevais. Je ne vais pas
jusqu'à dire qu'il n'y manque aucun nom; une omission
est toujours possible, mais le fait est que je ne trouve
ni le nom d'Eichmann ni celui de Ricardo Clemente. De
plus j'ai déjà vu et je vois dans les journaux
quantité de photographies du monstre, et je n'ai jamais
eu l'impression d'une figure déjà rencontrée. Par
ailleurs, selon les Mémoires de Wiesenthal, Eichmann est
venu à Rome vers 1950. Or à cette époque je ne voyais
plus beaucoup de personnes nouvelles, mais plus ou moins
toujours les mêmes, à savoir des Juifs, italiens ou
étrangers, que j'assistais autant que je pouvais , dont
plusieurs conservent encore avec moi des relations
épistolaires... |
"...
Je conserve plusieurs écrits élogieux publiés aux U.S.A. pour
mon activité de guerre; écrit-il.. et c'est ainsi que
nous aurons connaissance de
ces éloges de l'Amérique.... Par ailleurs la découverte
récente du passeport d'Eichmann, qui lui avait été délivré
par la Croix Rouge Internationale met fin à tous ces soupçons !
( Cliquez:Passeport.htm )
Ces éoges ne sont pas pour nous sans intérèts :
|
- Le Père
Marie-Benoît ne pouvait arrêter les sinistres processions qui
menaient aux chambres à gaz d'Auschwitz. Mais il risqua sa vie
pour sauver ceux qu'il était à même de libérer. Puisse-t-il
revivre en nos curs à nous qui devons aujourd'hui
protéger en Amèrique la dignité de l'homme.
George
N.Schuster Président Émérite de Hunter Collège, Président du
Comité de Washintgton contre la Discrimination,Représentant des
États- Unis au Comité Exècutif de l'UNESCO.
Benjamin R.Epstein,Directeur de la Ligue Anti-diffamation de B'nai B'rith. |
Americanism : De
tous les chrétiens qui vinrent à la défense des Juifs
persécuté et traqués dans la France et l'Italie occupée, le
Père Marie-Benoît fut le plus grand, déjouant la Gestapo
déterminée à les envoyer aux chambres à gaz d'Auschwitz,
Buchennwald et Dachau, il en fitpasser des milliers en lieu sûr.
Il nous donne à nous en Amérique un exemple de soin et de
sollicitude pour les droits de l'homme et du citoyen de nos
compatriotes de toute couleur, race et croyance. Il nous montre
la tâche à laquelle aujourd'hui nous avons tous à faire face.
Albert.M.Schulman,
Président national du Conseil "Americanism" de la Légion
Américaine.
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À la louange d'un Père L'Hommage du Président Lyndon B. Johnson, Président des Etats-Unis, lors de l'inauguration du buste érigé à sa mémoire à Washington en 1964 . |
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"Les expoits héroïques et fabuleux du Père Marie-Benoît, sauvant de la Gestapo les Juifs durant l'occupation nazie de Rome, doivent être pour nous, aux États-Unis une inspiration afin de protéger et de respecter les droits civiques de tous, sans distinction de race, de couleur ou de religion. Le Père Marie-Benoît vit la dignité de l'homme dans les Juifs persécutés et risqua maintes fois sa vie pour les sauver de la Gestapo et des camps où l'incinération les attendaient ...! Il nous a frayé à tous la voie à suivre, pour protéger les droits de l'homme et du citoyen de nos compatriotes, et respecter ainsi leur dignité d'êtres humains comme nous.
| C'est le Magazine américain " PAGEANT ", qui dans son N° de novembre 1964 nous présente ce texte du Président Lyndon B. Johnson, et il conclut : "Il m'a donc paru utile de vous informer sur ce frère qui également a été un des premiers à représenter l'Église de Rome à la Conférence de Seelsberg (1947), une heureuse initiative américaine qui aboutit quelques années aprés à l'Encyclique "Nostra Ætate, et de meilleures relations entre Juifs et Chrétiens. Mais diverses autres personnalités américaines, présentant le P. Marie-Benoit en exemple et modèle aux citoyens des Etats-Unis. En particulier un reportage du Rev. John A. O'Brien, C.S.C., Research Professor de Théologie à l'Université de Notre-Dame, Indiana, U.S.A., intitulé «THE INCREDIBLE FATHER BENOIT, RESCUER OF THE JEWS ». |
Conférence Nationale des Chrétiens et des Juifs Les dimensions et la persévérance de luvre du Père Marie-Benoît, aidant au péril de sa vie, les Juifs à échapper aux griffes des nazis , en France et ensuite en Italie font de lui une figure exceptionnelle, une telle attitude, doit nous inspirer tous à agir, quel quen soit le prix, en faveur des opprimés de toutes races et de tout pays. L ewis Webster Jones, , Président de la Conférence. .
En
effet comme il nous le dit dans le Livre dOr,
la plupart de ceux qui avaient travaillé avec lui étaient
partis en Amérique, dés la signature de l'Armistice avec
l'Italie.
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En 1963 il quitte
Tours pour Paris où il est nommé Gardien du Couvent de la rue
Boissonade.
Mais ses nouvelles responsabilités ne sauraient l'empécher de continuer son travail, le plus discrètement possible... Conseiller discret mais efficace près des nombreux religieux d'autres provinces qui viennent à Paris pour leurs études. Par ailleurs, en raison de son action passée et des liens d'amitié qu'il s'est créés, le P. Marie Benoît, jouit d'une situation exceptionnelle
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au sein des amitiés Judéo-Chrétiennes et, en général, dans le monde israélite Au moment où le Concile ouvre de nouvelles perspectives au dialogue avec le monde juif, le Père est bien placé pour ce dialogue, il est le seul capable d'exercer cet apostolat.(doc. 48) |
- Le titre de "juste parmi les Nations " lui sera décerné le 1er décembre 1966 par l'institut Yad Vashem (Institut commémoratif des martyrs et des héros) de Jérusalem. C'est un acte de reconnaissance qui, après une minutieuse enquête pour vérifier l'authenticité des faits, était attribué aux non-juifs qui avaient aidé et sauvé des juifs durant la seconde guerre mondiale. Il est autorisé à planter un arbre en son nom en l'allée des Justes sur le mont du souvenir à Jérusalem. Sur le diplôme, la sentence du Talmud : " Quiconque sauve une vie sauve l'univers entier " |
Justes parmi les nations - MFAFR
PLEINS FEUX SUR ISRAËL
YAD VASHEM Le mémorial des héros et des martyrs de la ShoahLe sauvetage des juifs Certains sauveteurs furent des hommes d'église qui considéraient la résistance au nazisme et l'aide aux juifs victimes du génocide nazi comme un impératif religieux.
L'abbé Joseph André, de Namur, et le Père Bruno Reynders, de Mt. César, tous deux de Belgique, coopérèrent avec des groupes juifs de résistance en trouvant des endroits sûrs pour des centaines d'enfants qu'ils rendirent au peuple juif après la guerre.
Anna Borkowska, une nonne polonaise d'un couvent dominicain des environs de Vilna en Lithuanie, aida Aba Kovner et d'autres résistants à se cacher dans son couvent, leur fournissant même des armes clandestinement dans le ghetto.
Le moine capucin Marie-Benoit aida des centaines de juifs à gagner la Suisse et l'Espagne à partir du sud de la France. Traqué par la Gestapo, il s'enfuit à Rome où il poursuivit son travail de sauveteur depuis son bureau au collège des Capucins, en coordination avec la principale organisation sociale juive (Delasem). Personnage légendaire, il fut surnommé le "père des juifs" par ceux qu'il sauva. (vient à la suite le nom de tous les autres Justes...(voir aussi: www.holocaust-heroes:convents.html
________________________________________________________ http://www.mfa.gov.il/MFAFR/MFAArchive/2000_2009/2003/6/Les%20Justes%20parmi%20les%20nations
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14
mars 1984 : Le Père Marie Benoît |
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Mon cher Père Marie Benoît,
C'est un grand honneur et un agréable devoir qui m'échoient en ce moment où j'ai à vous remettre les insignes de votre promotion au grade d'Officier de la Légion d'Honneur. Je deviens ainsi votre parrain. C'est un lien de plus dans l'amitié qui nous lie depuis longtemps dans l'esprit de l'amitié judéo-chrétienne, à laquelle s'ajoute une vive reconnaissance pour l'action admirable en faveur de mes corréligionnaires si cruellement persécutés sous l'occupation.
Pour cette action vous meritez un hommage public et solennel pour lequel nous avions pensé à la grande sallede l'Hotel de Ville, nous savions d'avance qu'elle serait remplie par une foule Juive et non-Juive désireuse de vous témoigner sa gratitude et sa vénération. Mais votre état de santé alors ne le permettait pas. - (Dieu soit loué ! vous avez recouvré aujourd'hui une grande partie de vos forces). - De crainte de vous fatiguer, nous nous sommes résolus à célébrer la remise de vos insignes dans l'intimité.
Cette cérémonie intime n'en a pas moins une haute signification. Elle se déroule en présence de Monsieur le Grand Rabbin de France, René Samuel Sirat, de Monsieur l'Ambassadeur Ovadia Soffer, de la fille de notre regrétté Angelo Donati, de résistants et de collaborateurs de votre uvre si noble et si courageuse dans les temps d'épreuve, et aussi du Provincial de Paris, et de vos frères de la Fraternité des Capucins, de sorte que je peux appliquer à cette cérémonie la parole biblique : "Qu'il est bon et agréable pour des frères de se trouver ensemble".
Nous nous connaissons depuis longtemps.
C'est en 1943 que vous êtes venu au Consistoire Central -
replié à Lyon - rendre visite au Grand Rabbin de France, Isaîe
Schwartz, au Président et au Vice-Président du Consistoire
Cental et à moi-même, alors auxiliaire du Grand Rabbin de
France. J'étais déjà au courant de votre générosité et de
votre incessante activité à Marserille et dans la région, des
nouvelles cartes d'identités que vous distribuiez à tous ceux
qui s'adressaient à vous, et ils étaient des centaines, puis
des milliers, des passages clandestins que vous organisiez en
direction de la Suisse et de l'Espagne. Je ne sais plus si on
vous appelait à cette date non pas Marie-Benoît mais le "Père
des Juifs", mais je sais que vous l'étiez en
fait.
En 1943, vous etiez venu nous exposer un projet considérable,
envisagé par vous et Angelo Donati, dont la réalisation aurait
permis de sauver de la déportation cinquante mille Juifs des
départements français du Sud-Est de la France occupée par les
italiens et de les transférer en Italie.
Vous vous êtes mis à la tâche. Elle exigeait des démarches difficiles, délicates auprés du Saint Siège, des autorités Italiennes, Anglaises et Américaines. Vous étiez sur le point de réussir quand survint - un mois trop tôt, hélas ! - l'armistice entre les Alliés et l'Italie, rendant impossible la réalisation de cette grande uvre de sauvetage. En Italie, vous avez continué votre action humanitairesans vous soucier des périls auxquels vous vous exposiez, avec le même méptris du danger qu'en France.
À la libération de l'Italie par les forces
françaises, une grande cérémonie se déroula dans la
synagogue. Votre présence est ovationnée. Dans l'exaltation
générale, vous prononcez un discours qui se termine par les
mots: "J'aime les Juifs de tout mon cur"
On rapporte à propos de la cérémonie : On ne pouvait
entrer dans la synagogue, personne n'avait la clé. Seul le Père
Benedetto savait où la trouver. Pour le dévouement, la
générosité, l'abnégation dont vous avez donné l'exemple,
l'État d'Israël vous a décerné la Médaille des JUSTES, si
magnifiquement méritée. Vous avez un arbre qui porte votre nom
à Jérusalem dans l'Allée des Justes. Lors de la plantation de
cet arbre, n"ayant pu vous rendre en Israël, vous avez fait
lire le message suivant:
Le diplome de "Yad Vashem" m'autorise à planter un arbre, en mon nom dans l'Allée des Justes sur le Mont du Souvenir à Jérusalem. Cette autorisation de figurer parmi ceux qui ont uvré pour Israël, |
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spécialement au moment du plus grand danger, est pour moi un honneur insigne, dont je tiensà remercier le Gouvernement de l'État d'Israêl, spécialement au moment de figurer parmi ceux qui ont uvré pour Israël, spécialement au moment du plus grand danger, est pour moi un honneur insigne, dont je tiens à remercier l'État d'Israël.
Ce que j'ai fait pour le peuple Juif, ce
que j'ai fait pour mériter d'être appelé "Le Père des
Juifs", n'est qu'une infime contribution à ce qu'il aurait
faire pour empêcher ce massacre inouï , satanique de plus de
six millions de Juifs, qui restera sans doute la honte la plus
noire de toute l'histoire de l'humanité, honte qui atteint tous
ceux qui y ont pris part ou l'ont laissé faire. On voulait
exterminer le Peuple Juif. Mais le Peuple Juif ne s'extermine
pas.¨De par la volonté divine le Peuple Juif veut vivre et réaliser ses
hautes finalités providentielles, d'abord pour
son bien propre, et ensuite pour le bien de toute
l"humanité". Je désire que l'arbre planté en mon nom
soit un signe de mon attachement à Israël, de mon vu le
plus ardent pour que sa survivance paisible et sa libération
définitive et bien assurée soient une réalité constatable et
admise par tous, dans la concorde et la paix. Vive l'État
d'Israël !
Que le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob lui vienne en aide.
(signé : Père Marie Benoît. Message lu le 12 Juin1978 - à Jérusalem - au deuxième jour de Chavouoth par Sr Thérèse HOCH, représentant le P.Marie-Benoît.)
L'arbre est un caroubier. Le Grand Rabbin TOAFF a dit en parlant de vous : "Je crois que dans toute l'Europe, il n'y a eu personnequi ait su faire ce que fit le Père Marie-Bendedetto, avec une largeur de vues et un détachement vraiment exceptionnels, même au mépris du danger." Je souscris de tout cur à cette déclaration. Je le fais au nom du Grand Rabbin de France, René Samuel Sirat et en mon nom personnel. Et maintenant , nous allons procéder à la partie officielle de la cérémonie.

Le Grand Rabbin donnant l'accolade au Père Marie-Benoît
Réponse du Père Marie-Benoît:
Pour commencer, il lit une lettre de Jean Marie Lustiger,
Cardinal Archevèque de Paris: "Avec tous vos amis, je
rends grâceà Dieu pour le bienqu'il vous a donné de faire,
béni soit son nom.! Je vous demande de transmettre à Mr. Le
Grand Rabbin Kaplan ma fidèle amitié, Retenu par le Cobnseil
permanant, il ne m'est pas possibled'être rue Boissonade,
mercredi 14. Avec l'assurance de ma prière, pour vous même et
tous vos frères.
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Puis
répondant à Monsieur le Grand Rabbin Kaplan, le Père
le remercie de sa présence qu'il se plait à considérer
comme un acte cuménique. Ensuite il rend hommage à ses collaborateurs et amis, sans le dévouement desquels son action n'eut pas été possible : Messieurs Bass et Brenner, dont les épouses sont présentes, Angelo Donati, Aaron Karsteinsten, et Stephan Schwamm qui est là, à ses côtés. . |
Il précise que le Rabbin français qui avait parlé avant lui, lors de la cérémonie de Rome, était le Rabbin Zaoui, qui devint le Grand Rabbin de la Synagogue de la rue Copernic, de tragique mémoire. En terminant, il rappelle que le Grand Rabbin, Elio Toaff, avait bien compris, par le sens des paroles prononcées alors, que, si un catholique, religieux capucin, avait pu parler dans la Grande Synagogue de Rome, c'était le commencement de ce rapprochement judéo-chrétien qui s'amorçait dans le monde et dans l'Église et pour lequel il était nécessaire d'uvrer désormais toujours plus dans la paix, la concorde et la vérité".
Étaient
présents à la cérémonie : Ovadia Soffer, Ambassadeur
d'Israël à Paris,
André Chouraqui, ancien résistant, puis maire adjoint de
Jérusalem,
le peintre Benn, le R.P. Dupuy. Abraham Assouline représentait la Fraternité d'Abraham. Tous parlaient du père Marie-Benoît comme d'une grande intelligence, et d'un cur ardent. |
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| Le jour où il est décoré Officier de la Légion d'Honneur, un Juif russe, le peintre Benqui qui avait vécu toute la guerre dans une cave, dit aux frères: "Il a un regard de prophète, je voudrais faire son portrait..." Quelques jours aprés, rendez-vous est pris, on s'assied, le peintre bavarde pendant que l'artiste donne discrètement quelques coups de crayon sur une toile, et les deux capucins se demandent s'il va s'absorber dans son travail.... Le peintre, sans y paraître avait saisi son modèle...il n'a oublié aucune décoration..! ... même si ce jour là il n'en portait aucune ! |
Nombre d'associations et de comités pour la reconnaissance et l'amitié avec les juifs ont intéressé le père Marie-Benoît. En témoigne le programme d'activité de la Fraternité de Recherche cuménique en Israël (Association de théologiens chrétiens, ayant une formation universitaire pour étudier la foi juive et les relations entre chrétiens et juifs)
étudie Acceptions du mot Israël dans les traditions juives et chrétiennes, la Bible et l'évolution du judaïsme, La Bible et Qumram, la situation unique de Jérusalem. |
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Le 19 août 1986 une amie de Marseille lui écrit : " Colibri sera à Paris et désire vous rencontrer. Je lui communique votre adresse, sachant la joie que vous éprouverez à évoquer des souvenirs de cette époque extraordinaire qui a connu le meilleur et le pire des possibilités humaines" Des visites encore
nombreuses, un courrier qu'il continue de recevoir d'un peu tous les coins du monde, et à la belle saison, c'est au Prc tout proche d'Orsay qu'il va poursuivre ses lectures... |
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Mais, aprés avoir beaucoup travaillé à Paris pour ce rapprochement judéo-chrétien, en juin 1989 des épreuves de santé l'obligent à rejoindre ce couvent d'Angers, tout proche de son village natal, ses frères durent se résoudre à lui demander de quitter sa petite chambre de la rue Boissonade, et de partir pour Angers, la maison des frères agés. Le cur du Père gardien était lourd à l'idée de ce sacrifice à lui demander, mais entrant dans la chambre et parlant en toute simplicité de ce départ,
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| Le 5 février 1990, alors qu'il allait avoir 95 ans, ce fidèle serviteur du Seigneuret vrai disciple de François d'Assise est allé recevoir la récompence des Justes promise à | ![]() |
ceux qui ont cru à l'Amour et ont rempli une vie, la mettant au service de leurs frères. Par ailleurs il ne fut pas oublié... Les Américains ne furent pas les seuls à lui rendre hommage..!
Vous
aurez ainsi la possibilité de lire les témoignage de
ceux qui l'ont connu, pour avoir partagé sa vie : Au
Chapitre 6 -nus
verrons que le monde continue de lui rendre hommage, °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° Et pour ceux qui ne l'auraient pas déjà lu, l'article du journal Le SOIR du 11 septembre 1946, nous servait d' Introduction , un texte qui est à la fois un bon résumé et un témoignage de ceux qui avaient travaillé avec lui.... Chapitre 1 Marseille - À la suite se
trouve le Chapitre 2 ROME . On le demande à
Milan, à Florence, les arrestations se multiplient... |
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