- Chapitre 6 -

 

Le Père Marie-Benoît
continue d'être

honoré dans le monde

Nous ne prétendons pas ici rendre compte de tous les hommages dont le Père Marie-Benoît fut l'objet à travers le monde... Les États-Unis ne sont pas le seul pays à lui avoir rendu hommage :

  Le Centre d'information et Documentation Belge le place en tête de tous les Justes "CID information" Av.Winston Churchill,180 bte 6 - BRUXELLES. Dans son N° de MAI 1996, nous donne la liste de tous les Justes.

Il place en tête de la liste le P. Marie-Benoît... "Malgré une théologie anti-juive du mépris affichée par l'Église depuis des siècles, de nombreux membres du clergé se sont engagés pour venir en aide aux Juifs. Certains d'entre eux, tel le fameux moine capucin Marie-Benoît a aidé des centaines de Juifs à se réfugier en Suisse et en Espagne, en passant par le sud de la France. Poursuivi par la Gestapo, il se réfugia à Rome où il continua son œuvre à partir du collège capucin et en collaboration avec les cercles Juifs d'assistance ( DELASSEM). Il est entré dans l'histoire comme "Pére des Juifs".

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6 2006 - à Rome

le Père Marie-Benoît

n'a pas été oublié..!

À l'occasion du 50me Anniversaire du Mémorial de la Shoah, une exposition pour rendre hommage à tous ces "Justes",le 20 Juillet 2006(ZENIT.org) Exposition conçue par Lucien Lazare.

- Le Mémorial de la Shoah a présenté une exposition temporaire et organisé un cycle de films et de conférences en hommage aux « Justes », parmi eux, des chrétiens, pasteur protestant, cardinal, évêque, prêtre, religieuse ou religieux, ou fidèles laïcs. Le concept de « Juste des Nations » est emprunté à la tradition du Talmud. Il a désigné tout d’abord toute personne non juive ayant manifesté une relation positive et amicale envers les Juifs.

Depuis plus de quarante ans, au nom de l'Etat d'Israël, le Musée Mémorial de Yad Vashem honore sous ce titre les hommes et les femmes, non-Juifs, qui, pendant la Seconde Guerre mondiale et la Shoah, ont aidé des Juifs en danger, au péril de leur vie, sans recherche d'aucun avantage. Le nouveau porteur du titre de Juste des Nations reçoit une médaille lors d’une cérémonie, à Yad Vashem, ou, par les soins de la mission diplomatique d'Israël, dans le pays de résidence, même à titre posthume.

Sont citées à la suite, à titre d'exemple en Italie, deux religieuses de Notre-Dame de Sion qui protégèrent des familles – des enfants, mais aussi des hommes dans la forêt, et des femmes, sous l’habit religieux - dans leur couvent du Janicule. En cas de perquisition, la cave à charbon avait été aménagée et l’ouverture, donnant dans les cuisines, avait été cachée derrière une armoire à marmites. Les novices montaient la garde jour et nuit... Les couvents étaient devenus territoire du Vatican, dans l’espérance
que ce fût un obstacle de plus contre la persécution.

C’est aussi le cas d’une Ursuline du Pas-de-Calais, Mère Marie-Xavier Marteau qui se trouvait à Rome en 1943, lorsque la ville fut envahie par les troupes nazies. Le 16 octobre, le quartier juif fut encerclé. Une impitoyable chasse à l' homme commença dans les rues de la ville. Pie XII demanda à tous les couvents d'ouvrir leurs portes aux Juifs pourchassés. Sœur Marie-Xavier, avec sa communauté, prit le risque d'en recueillir plus de cent, risque d'autant plus grand que la maison des Ursulines était à une douzaine de mètres de celle qui fut réquisitionnée pour servir de logement à des officiers allemands...

L'Institut Yad VaShem de Jérusalem a également élevé à titre posthume, au rang de « Juste », Mgr Gabriel Piguet, évêque français de Clermont pendant la guerre. Il reste le seul évêque français à avoir été déporté par les nazis de 1944 à 1945. Dans le camp de concentration, Mgr Piguet a ordonné prêtre un jeune séminariste allemand, Karl Leisner, prisonnier N°22356, qui a été béatifié le 23 juin 1996. Sœur Imma Mack, une jeune allemande de 20 ans, a pour sa part servi régulièrement de liaison entre le camp et l'extérieur, au risque de sa vie. . .

Selon le site du mémorial, plus de deux mille Français ont reçu ce titre et en particulier le Cardinal Jules Saliège et Mgr Pierre-Marie Théas, mais aussi des prêtres catholiques et des pasteurs protestants, comme le pasteur André Trocmé. On peut lire leur histoire, résumée en français sur le site.www.zenit.org/french/visualizza.phtml?sid=92864 ).

Pierre Péteul, en religion un capucin, le « Père Marie-Benoît » (1895-1990) est connu pour sa part sous le surnom du « Père des juifs ». Il résidait à Rome, lorsque la guerre éclata, et il partit pour Marseille: l’Italie se préparait à entrer dans le conflit. Il va rapidement secourir les innombrables réfugiés juifs qui convergent vers le sud de la France.

- Ses motivations ? « Les Chrétiens, dit-il, se sentent les fils spirituels du grand patriarche Abraham... ce qui suffirait à exclure tout antisémitisme, mouvement auquel nous, Chrétiens, ne pouvons avoir aucune part ».

Il obtint, grâce à son Supérieur Général, d’être présent à une audience de Pie XII le 16 juillet 1943 : il fut présenté au pape. Sa relation des évènements en France occupée fut accueillie avec bienveillance par le pape qui lui fit cette réflexion, au sujet des interventions de la police de Vichy contre les Juifs : « On n’aurait pas cru cela de la part de la France », et lui promit de s’intéresser personnellement aux questions qu’il lui soumettait.

Il restera à Rome pour mieux aider les réfugiés. Un jour, un Juif étranger, muni d’un « authentique faux passeport » espagnol, se présenta à la Préfecture. On s’aperçut rapidement qu’il n’était pas de cette nationalité, et le consulat espagnol fut contacté pour vérifier. Bien entendu, la réponse fut négative. Le pauvre homme se voyait déjà perdu quand l’employé du service lui dit : « Ne vous en faites pas..."Allez au 159, via Sicilia, et demandez le Père Marie-Benoît. "Là, on arrange tout..!..» On estime que ce fils de François aura réussi à sauver environ 4 000 Juifs. Les justes, ou leurs représentants, ont planté des arbres dans « l'Allée des Justes » sur le site du Mémorial Yad Vashem. Aujourd'hui, faute de place, le nom des

. . . . .. .

Justes est gravé sur le Mur d'honneur édifié
dans le périmètre du Mémorial. Près de 21 000 Justes ont été ainsi
reconnus dans le monde. En France, les Justes permirent aux deux tiers des Juifs de survivre à la Seconde Guerre mondiale, en dépit de la contribution du gouvernement
de Vichy à la déportation.

¨~~~~~. www.zenit.org/french/visualizza.phtml?sid=92864 ) ~~~~~~

À Paris, l'occasion du 50 me Anniversaire du Mémorial de la Shoah, s'est tenue une exposition pour rendre hommage aux "Justes" de France. La France en compte 2.693. L'Exposition présentedes parcours et des actions de sauvetage de 150 Justes, organisés en réseau ou ayant agi à titre individuel. Des photographies, des documents, des témoignages audio-visuels permettent de comprendre comment ces hommes et ces femmes ont agi.

Du 6 mai au 22 octobre une série de conférences et de soirées ont étés consacrées à certains d'entre eux. La soirée du 22 Mai était consacrée aux Églises face à la persécution des Juifs. Au cours de cette soirée le nom et l'action du Père Marie-Benoît ont été évoqués.

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La Fondation Wallenberg fait mémoire de ce religieux français qui a sauvé des milliers de juifs.

Le père Marie-Benoît, capucin

ROME, Dimanche 3 décembre 2006 (ZENIT.org) - A l'occasion du quarantième anniversaire de la désignation du frère capucin Marie-Benoît comme " Juste parmi les Nations ", la Fondation internationale Raoul Wallenberg (IRWF, www.raoulwallenberg.net ) a annoncé qu'une messe serait célébrée le 1er décembre en l'église " Saint Jean-Baptiste " à New York.

Le père Marie-Benoît, né le 30 mars 1895, au Bourg d'Iré (Maine-et-Loire), en France, (dans le siècle Pierre Peteul) fut un personnage légendaire. Ses contemporains l'ont décrit comme " l'homme des missions impossibles ", " le père des juifs ", " le personnage héroïque et légendaire qui a défié plusieurs fois la mort pour sauver les juifs de la fureur nazie, "un exemple pour tous ".A la fin de la deuxième guerre mondiale, le père Benoît déclara qu'en " septembre 1943, dans la seule ville de Rome, le réseau d'assistance dont il avait hérité avait aidé un peu plus de cent juifs étrangers. En juin 1944 ils étaient passés à 4000 : 1500 juifs étrangers et 2500 juifs italiens ".

Le père Benoît connaissait bien la communauté juive. Etudiant à Rome, il obtint le prix du meilleur étudiant en hébreu et en judaïsme. Avant l'éclatement de la deuxième guerre mondiale, il enseignait la théologie et l'écriture sainte au séminaire des capucins à Marseille. Il se trouvait au couvent des capucins au numèro 51 de rue Croix de Régnier lorsque le gouvernement de Vichy publia le tristement célèbre " Statut des Juifs ". C'est alors qu'il transforma le couvent en un centre d'aide pour des centaines de réfugiés juifs et anti-nazis. Il fabriquait de fausses cartes d'identité et de faux sauf-conduits, et permettre d'acheminer les réfugiés vers l'Espagne ou la Suisse. Mais lorsque Marseille et le Sud de la France furent occupés par les Allemands, les espoirs d'une évasion en Espagne ou en Suisse s'évanouirent. Il n'y avait plus d'autre alterternative que l'Italie et les régions qu'elle occupait.

Le père Benoît se mit alors en contact avec Angelo Donati, directeur de la " Banque de Crédit " italo-française, un juif entièrement voué à la défense de ses coreligionnaires. Angelo Donati présenta au père Benoît un projet pour faire passer entre 30 et 50.000 juifs de France en Italie et de là au Maroc, en Algérie, en Tunisie. L'idée était d'obtenir une audience du pape Pie XII et à travers le Saint-Siège, de tenter de faire pression, sur Mussolini.

Pour décider des questions à soumettre à l'attention du pape, le père Benoît rencontra les plus hautes autorités juives françaises : le président de la Communauté, M. Heilbroner, le Grand rabbin de France M. Schwartz, ainsi que le rabbin Kaplan, le Grand rabbin de Lille, M. Berman, le rabbin de Strasbourg, M. Hirschler, le rabbin de Marseille, M. Salze, le président de l'Union générale des Israéliens de France M. Raoul Lambert et M. Edmond Fleg, président des Éclaireurs Israéliens. Le capucin français raconte que " tous eurent des paroles de respect et d'admiration pour le pape Pie XII ".

Le père capucin fut reçu en audience par le pape Pacelli le 16 juillet 1943. Il s'agissait d'obtenir des nouvelles des quelque 50.000 Juifs français déportés en Allemagne ; d'obtenir un traitement plus humain des Juifs internés dans les camps de concentration français ; de faciliter le rapatriement des Juifs de nationalité espagnole ; de soutenir le projet de transfert en Italie puis en Afrique du nord, des Juifs réfugiés dans les régions françaises occupées par l'Italie. Immédiatement après sa rencontre avec le pape, après avoir reçu l'accord des Anglais et des Américains, le père Benoît envoya une lettre au comité juif de Lisbonne dans laquelle il se donnait pour tâche de sauver les 50.000 juifs présents en France, et expliquait qu'en accord avec A.Donati, il avait, à cet effet, déjà engagé quatre navires qui devaient les conduire vers les côtes africaines.

La lettre date du 8 septembre 1943. Mais la signature, le jour même, de l'armistice italien, bloqua l'ensemble du projet. Les Juifs français qui n'avaient pas réussi à fuir, terminèrent sous le contrôle de la Gestapo alors que les troupes nazies occupaient l'Italie. L'œuvre du père Benoît en défense des juifs se poursuivit à Rome. Il rencontra un groupe de Juifs qui fuyaient la France, au siège de la DelAsEm (Délégation pour l'Assistance aux Emigrés), la plus grande organisation juive italienne d'assistance durant la deuxième guerre mondiale. Pour éviter la déportation, Settimio Sorani ainsi que d'autres dirigeants de la Délégation furent contraints de se cacher. La responsabilité de toute l'organisation fut confiée au père Benoît. Depuis le couvent des capucins, via Sicilia n. 159, à Rome, le père Benoît renvoyait les réfugiés dans les cachettes disséminées à travers la ville.

De nombreux réfugiés arrivaient au couvent en demandant au concierge si le " père des juifs " était là. Le père Benoît pensait à tout : il leur donnait de faux papiers, de l'argent pour vivre, des vêtements et un soutien moral.

L'ancien Grand Rabbin de Rome, M. Elio Toaff raconte qu'à la fin de la guerre, " lorsque les alliés sont entrés à Rome et que la foule des Juifs s'est retrouvée, spontanément, devant la synagogue, on ne retrouvait plus la clé ; la foule était désorientée, le Temple avait été saccagé par les allemands… Alors, au milieu de la foule apparut le père Benoît qui révéla - lui seul le savait - où se trouvait la clé. Il fut donc le premier à entrer dans le Temple de Rome et assista à sa re-consécration après la profanation des soldats allemands. Un épisode qui transcende tout le reste de son œuvre qui a pourtant excellé dans le bien : ce qui signifie une participation spirituelle ".

Le 26 avril 1966 la Commission de l'Institut Yad Vashem a reconnu le père Benoît comme " Juste parmi les Nations ". Lyndon B. Johnson, président des Etats-Unis, écrivit le message qui suit, à l'occasion de l'inauguration d'un buste érigé à New York en l'honneur du père Benoît : " Les actes héroïques et fabuleux accomplis par le père Marie-Benoît en sauvant les Juifs de la Gestapo, au cours de l'occupation nazie de Rome, doivent être pour nous, habitants des Etats-Unis, un exemple pour la protection et le respect des droits civils des hommes, sans discrimination de race, couleur ou religion ".

" Le père Benoît a vu la dignité de l'homme dans les Juifs persécutés et a risqué plusieurs fois sa vie pour les sauver de la Gestapo et des camps d'extermination qui les attendaient. Il nous a indiqué, à tous, le chemin à suivre pour protéger les droits civils et humains de nos compatriotes et respecter leur dignité d'êtres humains comme nous ", poursuit le message.

Joseph Lichten, alors directeur de l'Anti Defamation League, a affirmé : " Le Père Marie-Benoît est l'une des figures légendaires de notre temps ".Lewis Webster Jones, président de la Conférence nationale des juifs et des chrétiens a déclaré : " Les dimensions et la persévérance du Père Marie-Benoît qui a aidé, en risquant sa vie, les Juifs à fuir les griffes des nazis en France et en Italie, font de lui une figure exceptionnelle, une personne de laquelle nous devons tous nous inspirer pour agir en faveur des opprimés de toutes races et de tous pays ". ZF06120305 - on peut voir aussi: http://holocaust-heros.com/convents.html

C'est là la version de ceux qui avaient travaillé avec lui, ils ignoraient qu'il enseignait à Rome, et qu'il n'était venu à Marseille, qu'en septembre 1939. Mobilisé, il fut ainsi quelques mois interprète du Gal. Billotte, démobilisé en raison de son age, il repart à Rome, mais pour revenir à Marseill le 19 Juin 1940, au moment de l'entrée en guerre de l'Italie. Il y restera 3 ans au service des réfugiés de tous pays

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Répondant à l'invitation de la Fondation Wallenberg, Monsieur le Grand Rabbin René-Samuel SIRAT, nous informait que : "Le samedi 2 décembre nous avons
célébré un service à la mémoire de Frère Marie-Benoît. Nous avons rappelé ses mérites et souligné le fait qu'il a obtenu le titre prestigieux de :
"Juste parmi les Nations”.

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Le 1 er décembre est la date qui a été choisie pour commémorer le 40 eme anniversaire de la désignation par Yad Vashem du P.Marie-Benoît, ofmcap, comme "Juste parmi les Nations". Expression qui désigne les Héros qui risquèrent le martyre , pour sauver de la mort, tant de condamnés à la déportation et au supplice. Les Héros de l'Holocauste sont honorés à Jérusalem. C'est en effet le 1er décembre1966 que le P. Marie Benoît a reçut la médaille des "Justes parmi les Nations" en raison de son courage et de l'abnégation qui fut la sienne, sauvant de la mort prés de 4.000 Juifs.

Yad Vashem est une expression tirée de Isaîe 56,5: "Je ferai Que son nom soit inscrit dans mon Temple et il fera partie de mon Peuple pour toujours" Le Père Marie Benoît a commencé son action de sauvetage dans le Sud de la F rance, où il a permis à de trés nombreux Juifs de passer en Espagne et en Suisse. En novembre 1942, 30.000 Juifs avaient réussis à se réfugier en zone italienne. Le 13 Juillet 1943 il allait à Rome rechercher l'appui de Pie XII, pour pouvoir faire passer ces Juifs dans l'Italie du Nord et de là, vers l'Afrique. Il travailla à Rome, avec la DELASSEM (Délégation ASSistance Migrants), dont le but était l'assistance aux Juifs. Il en devint le Président, risquant sa vie de trés nombreuses fois. Son action et sa bonté lui valut le titre de "Père des Juifs. Né le 30 Mars 1895, il meurt le 5 févriers 1990. Le 1erdécembre 2006, des messes d'action de grâces furent célébrées dans le Monde entier. Un service à sa mémoire fut célébré à la Synagogue de Paris.www.ofmcap.org/fr/index.php
 

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Hommage de la Nation

aux

JUSTES DE FRANCE

Jeudi 18 Janvier 2007

Lors de la célébration de ce jeudi 18 janvier à Paris, au Panthéon, en présence du président de la République, M. Jacques Chirac, la France a rendu hommage aux « Justes parmi les Nations » de France qui ont sauvé des juifs pendant la seconde guerre mondiale, en dépit de la terreur nazie. (ZENIT.org)

“Aujourd’hui le site de Yad Vashem indique la reconnaissance de 2.725 Justes reconnus en France sur les 21308 honorés en Europe (cf. yadvashem.org ).

On connaît le nom et l’action de l’Archevêque de Toulouse, Mgr Jules-Gérard Saliège, qui a notamment protesté auprès du gouvernement de Vichy contre le sort réservé aux juifs, et agi concrètement pour sauver des vies, avec son auxiliaire, Mgr de Courrèges. Son «courage » a été mentionné par le Président de la République, qui a souligné l’action de l’évêque dans ses lettres pastorales décisive pour la prise de conscience des catholiques.

Un autre évêque du Sud-Ouest a également été reconnu Juste », Mgr Pierre-Marie Théas, archevêque de Montauban, qui a notamment abrité à l’évêché des organisations de sauvetage des juifs. Mgr Gabriel Piguet, évêque de Clermont pendant la guerre, a également été reconnu comme « juste » (cf. Zenit du 22 juin 2001).

Mgr Gabriel Piguet, reste le seul évêque français à avoir été déporté par les nazis de 1944 à 1945. Un livre: “Mgr. Piguet, un évêque discuté", évoque son action. Agnès Varda, dans son film d’hommage aux Justes, présenté au Panthéon, mentionnait aussi un autre « Juste » de France, le P. Pierre Chaillet. La parution du premier numéro de Témoignage chrétien, une revue publiée par lui dans la résistance, date du 16 novembre 1941...

Le président de la République mentionnait également dans son discours les religieuses catholiques et ces « curés savoyards » devenus « passeurs » pour sauver des vies. “Un religieux capucin français, le Fr Marie-Benoît, aida des centaines de juifs à gagner la Suisse et l'Espagne à partir du sud de la France. Traqué par la gestapo, il s'enfuit à Rome où il poursuivit son travail de sauveteur depuis son bureau au collège des Capucins, en coordination
avec la principale organisation sociale juive (Delasem). Personnage légendaire, il fut surnommé le "père des juifs" par ceux qu'il sauva”. (souligné par Zénit 4 février)

Mère Marie Skobtzova, une révolutionnaire russe devenue religieuse, résidait à Paris... Il faudrait citer aussi le Père Jean Fleury... Parmi les exemples protestants les plus connus, la communauté du Chambon- sur-Lignon abrita des milliers de juifs pendant une longue durée et en aida certains à se rendre en Suisse. Cette histoire a inspiré le film diffusé le 18 janvier sur France 3: « La colline aux mille enfants ». Le pasteur André Trocmé et sa femme, Magda, ont été déclarés « Justes » en 1971.

Pour ce qui est des autres ations, des prêtres ou des membres de communautés religieuses, en Belgique, en Italie, en Pologne, etc., des couvents ont abrité des juifs au péril de leur vie. A Rome, par exemple, Pie XII avait donné l’extraterritorialité aux couvents, comme celui des Soeurs de Notre-Dame de Sion qui ont hébergé des femmes juives dans leur couvent, sous l’habit religieux, et les hommes dans le jardin, dans leur serre, ainsi que des enfants. L’Etat d’Israël a décoré les supérieures de l’époque, à titre posthume (Extraits de Zenit ).

Et le Président Chirac termine: "À ceux qui s'interrogent sur ce que sont les valeurs universelles de la France, vous, les Justes, avez apporté la plus magnifique des réponses, au moment le plus noir de notre histoire. Au nom de la France, au nom de la nation toute entière, je m'incline aujourd'hui devant vous avec respect et reconnaissance.

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...Recevant pour la première fois le Président de la République, à l'occasion du repas du CRIF, son Président Mr.Richard Pasquier terminait son discours en évoquant le Père Marie Benoît, parmi ceux qui ont fait cette France: Terre de Liberté, de courage et d'ouverture aux autres...

... ...La France de Condorcet et de l'Abbé Grégoire, de Hugo et de Peguy, de Dreyfus et de Zola, de Jean Moulin et de Pierre Brosolette, de Félix Eboué et de Missak Manouchian, du Père Benoit et du Pasteur Trocmé, de Léon, Blum et de René Cassin,du Général de Gaulle et de Pierre Mendes France, cette France qui transcende les origines et les croyances religieuses, qui exalte la liberté, le courage et l'ouverture à autrui: c'est le vrai trésor dont nous avons tous la garde, vous en premier lieu, Monsieur le Président de la République, et la communauté juive à l'unisson de la nation.  Merci

   http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=10572&artyd=2
http://www.la-croix.com/illustrations/Multimedia/Actu/2008/2/14/prasquier.pdf

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... Vous venez de lire le chapitre 6

___Le Monde entier continue de lui rendre hommage

Et pour ceux qui ne l'auraient pas déjà lu, l'article du journal Le SOIR du 11 septembre 1946, nous servait d' Introduction , un texte qui est à la fois un bon résumé et un témoignage de ceux qui avaient travaillé avec lui....

Chapitre 1 Marseille -
S'il vit à Rome depuis 15 ans,
où il enseigne la théologie
en juillet 1940 il part à Marseille, au Couvent des capucins, il rencontre les Juifs et commence à fabriquer de faux papiers, aumonier du Camp des Milles.. il y travaille jusqu'au 2 Juin 1943,avec de nombreux amis, partageant les mêmes risques. C'est le Père Marie-Benoit, lui-même qui raconte, son action Il exprime les motivations profondes de son action. Avant de quitter Marseille, il rédige la lettre qu'il va remettre à Pie XII, aprés avoir rencontré le Consistoire.

À la suite se trouve le Chapitre 2 ROME .
o
ù le Père a rencontre Pie XII et les multiples initiatives qu'il doit prendre au sein de la DELASEM
3 - Rome : Ces terribles semaines qui ont pécédé la libération !

On le demande à Milan, à Florence, les arrestations se multiplient...
il est obligé de se cacher.... enfin ROME est libérée

La FÊTE à la Synagogue retrouvée.. et la Grandes Fête du 31-12-1944

Chapitre 4 - Ma mission de bataille est terminée

1946 il travaille à la recherche des enfants Juifs -1947 Conférence de Seelisberg
1958 Voyage en Israël -1964 Hommage de l'Italie et de l'Amérique
1966 "Juste parmi les Nations" - 1984 "Officier de la Légion d'Honneur,
malade et trés agé, il revient à Angers, où il meurt le 5 février 1990

Chapitre 5 Qui donc est-il ? où vous trouverez
quelques témoignages de ceux qui ont vécu et travaillé avec lui. À la suite duquel
nous avons rassemblé un certain nombre de photos qui illustraient les grands moments de sa vie.

======================= bibliographie.htm ===================

CE SITE COMPLÉTÉ avec les documents reçus des Archives des Capucins de la Rue Boissonade,& CORRIGÉ...
progressivement... avec les bienveillantes suggestions de ses lecteurs.

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http://chamade1000.unblog.fr/2007/07/17/mes-emotions-le-pere-marie-benoit-1895-1990-apporte-son-aide-aux-juifs/